Nicolas Robine – Avocat

Piéton renversé : quelle indemnisation pour la victime ?

Un piéton renversé par une voiture, une moto, un scooter ou un autre véhicule peut demander l’indemnisation de ses dommages corporels. En principe, sa situation est protectrice.

Le piéton fait partie des victimes extérieures à l’accident. À ce titre, il bénéficie d’un droit à indemnisation favorable. Toutefois, il faut constituer un dossier solide pour faire reconnaître l’ensemble des préjudices subis.

Le piéton peut-il être indemnisé ?

Oui. Le piéton victime d’un accident de la route peut demander l’indemnisation de ses dommages corporels.

Cette indemnisation peut concerner les blessures, les douleurs, les séquelles, les pertes de revenus et les conséquences de l’accident sur la vie quotidienne.

Ainsi, il ne faut pas limiter la demande aux seuls frais médicaux. L’accident peut avoir des effets beaucoup plus larges.

La faute du conducteur est-elle nécessaire ?

Non. En principe, le piéton victime bénéficie d’une indemnisation intégrale de ses dommages corporels, quelle que soit la responsabilité du conducteur.

Cela signifie que la victime ne doit pas renoncer à agir simplement parce que les circonstances de l’accident paraissent discutées.

En revanche, une exception existe si la victime a volontairement provoqué l’accident. Cette situation reste particulière.

Quels préjudices peuvent être indemnisés ?

Plusieurs préjudices peuvent être pris en compte.

Il peut notamment s’agir :

  • des souffrances physiques et morales ;
  • des pertes de revenus ;
  • du préjudice professionnel ;
  • du préjudice esthétique ;
  • du préjudice d’agrément ;
  • du préjudice sexuel ;
  • des frais restés à charge ;
  • des conséquences sur la vie quotidienne.

Chaque poste doit être justifié. Il faut donc conserver les documents médicaux, professionnels et personnels.

Pourquoi l’expertise médicale est-elle importante ?

L’expertise médicale permet d’évaluer les blessures et les séquelles.

Elle peut influencer directement l’offre d’indemnisation de l’assureur. Il faut donc la préparer avec attention.

La victime doit réunir ses certificats médicaux, comptes rendus d’hospitalisation, arrêts de travail, ordonnances, examens et justificatifs de frais.

Attention à l’offre de l’assureur

Après l’accident, l’assureur peut adresser une offre d’indemnisation.

Il ne faut pas l’accepter trop rapidement. Une offre peut être insuffisante si certains préjudices sont oubliés ou mal évalués.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter l’article déjà publié sur ce sujet :
Offre d’indemnisation de l’assureur : faut-il l’accepter ?

Vous pouvez également consulter la fiche officielle de Service-Public :
Accident de la route : indemnisation des victimes de dommages corporels

Quels documents conserver ?

Après un accident, il faut conserver les pièces utiles.

Il peut notamment s’agir :

  • du certificat médical initial ;
  • des comptes rendus médicaux ;
  • des arrêts de travail ;
  • des justificatifs de revenus ;
  • des factures restées à charge ;
  • du procès-verbal ou constat ;
  • du rapport d’expertise ;
  • des échanges avec l’assureur.

Ces documents permettent de défendre une indemnisation plus complète.

Pourquoi se faire accompagner ?

Un piéton renversé peut avoir droit à une indemnisation importante. Pourtant, l’évaluation du dommage corporel peut être discutée par l’assureur.

Un accompagnement permet donc d’analyser les préjudices, de préparer l’expertise médicale, de vérifier l’offre de l’assureur et de demander une indemnisation plus juste si nécessaire.

Me Nicolas ROBINE vous accompagne

Me Nicolas ROBINE, avocat à Marseille, vous accompagne si vous êtes victime d’un accident de la route en qualité de piéton renversé.

Il peut intervenir pour préparer votre dossier, analyser les pièces médicales, vérifier l’offre de l’assureur et défendre vos droits à indemnisation.

Aide juridictionnelle

Me Nicolas ROBINE accepte l’aide juridictionnelle selon la nature du dossier et la situation du demandeur.

Vous pouvez vérifier votre éligibilité grâce au simulateur officiel :
Estimer son éligibilité à l’aide juridictionnelle